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09/11/2009

Mauvais titre / Bon livre

Oui, mais alors non.... Après un week-end qui m'a vu me coucher dimanche largement après l'heure à laquelle je me lève d'habitude le lundi, je ne suis pas d'attaque pour me lancer dans un inventaire forcément déceptif sur tous les bons ou mauvais titres par rapport aux ouvrages afférents. Disons juste que Jubilations vers le ciel est un titre admirable, même si bon Yann Moix nous a surtout prouvé dernièrement que s'il n'a pas écrit que des conneries, c'est parce qu'il en a aussi filmé.

Le seul livre au sujet duquel je voulais parler, c'est Manuel de survie dans les dîners en ville (Seuil). Mauvais titre car franchement, impossible de recaser tous les passages dans vos dîners en ville. Mondain frénétique moi même, bon en fait pas vraiment mais suffisamment pour que ma tante (merci tantine) me l'offre, je l'ai dévoré hier (et aussi, en fait surtout cette nuit, parce que mes côtes mes faisaient souffrir le martyr et je ne trouvais pas le sommeil). C'est une bouffée salutaire à la veille de commentaires lénifiants de conformisme sur la chute du mur (ou sont passés les anticommunistes secondaires ? seuls les primaires commentent. Bon dieu, BHL au réveil, j'en avais encore plus mal aux côtes...).

Que trouve t'on dans ce livre? Rien. Enfin, si, des digressions, rien que des digressions sur des idées philosophiques éculées que l'on retrouve généralement dans les dîners en ville (d'où le titre). Mon passage favori est le chapitre "faut-il relire Carl Schmitt?" Ou l'on défend l'idée que ceux disent ça sont des cuistres pour trois raisons,

1 : "faut", et bah faut s'en méfier.

2 : "RElire", souvent suspect

3 : qui est Carl Schmitt à part un célèbre cuisiniste ?

Sinon, j'ai appris ce qui m'a fait sourire et renforcé dans mon anticléricalisme viscéral, que le principe de la taxe carbone pollueur/payeur était hérité des papes Jules II et Léon X avec la vente d'indulgences (un meurtre, 8 ducats, un viol, 7 ducats...). Je connaissais les indulgences mais n'avait jamais fait le parallèle et désormais je pourrais le ressortir dans mes dîners en ville quand je tomberais sur un thuriféraire du Grenelle de l'Environnement (rare...).

Demain, nous conviendrons que l'avenir de la jeunesse sent le roussi. Le club des incorrigibles optimistes est certes un excellent titre, mais c'est un ouvrage de 757 pages qui aurait mérité que l'on coupe 300 et que l'on travaille beaucoup le style des 450 restantes... Alors, pourquoi lui donner le Goncourt des lycéens quand Albin Michel (l'éditeur) était le grand oublié de la saison des prix littéraires et laisser ainsi planer un parfum de soufre sur ce prix... Les jurés ont ils reçu des Iphone de la part d'Albin ? Mais que fait la presse ? Ah, oui, elle est à Berlin, là où l'histoire s'écrit....