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30/10/2022

Si l'automne devient le nouvel été, l'été sera le nouvel enfer...

D'aussi loin qu'il m'en souvienne, je me suis baigné à la Toussaint. Dans cette saison qu'on appelle l'été indien et sublimée par Joe Dassin. Je me baignais chaque année au même endroit, à Nice (faut de quoi la comparaison serait biaisée). Mais je me souviens qu'il y avait des années imbaignables ou alors la baignade relevait de la bravade d'enfants en buvant un chocolat chaud en sortant pour cesser d'avoir les lèvres bleutées. Par solidarité, mon père qui redoutait l'eau sous toutes ses formes, nous accompagnait d'un blanc sec, voire d'un calva, car il peut et il doit faire frais, fin octobre. Cette année, je suis descendu en vacances sans écharpe, sans blouson, une simple vareuse suffisant amplement. Précaution de parisien, les locaux sont en t-shirt.

L'eau n'était pas tiède, cette année. C'était de la soupe. Tout le monde rentrait d'un coup, personne ne s'arrêtait aux genoux, rebroussant chemin face aux frimas. Que dalle. Et tout le monde laissait la soleil les sécher. Si nous ne voulons pas nous souvenir que ça n'était pas le cas avant, ça n'est pas par déni climatique mais par le mécanisme baptisé par le biologiste Daniel Pauly "d'amnésie environnementale". Le climat se dérègule peu à peu, ne nous laissant pas le temps de voir les changements. Les oiseaux n'ont pas disparu des champs en une année, pas plus que les moucherons n'ont cessé de mourir sur nos pare brises du jour au lendemain... Hier, il faisait presque aussi chaud, mais avant hier, non. Et ça s'accélère... Nul ne sait sur la trajectoire que nous empruntons ce qui peut advenir. 

Nous devrions nous indigner contre celles et ceux qui osent encore légender leurs articles d'enfants insouciants sur la plage et parler de "la douceur agréable". Cet été, nous avons connu une vague inédite de sécheresse (toujours en cours, évidemment, les réserves ne se reconstituant pas par temps sec...), de végétation brûlée alors que nous n'étions "que" 3 ou 4 degrés au dessus des normales. Là, c'est plutôt 10... Que fera-t-on l'été sera détraqué de 10 degrés sur quelques jours ? Montrera-t-on encore la munificence des étals des marchands de glaces ? Ou reconnaîtrons-nous que lorsque les automnes ressemblent à l'été, l'été ressemble à l'enfer ? 

Quand j'ai commencé à m'intéresser au dérèglement climatique, peu après "une vérité qui dérange' d'Al Gore, je me souviens d'avoir entendu une conférence disant que sans inflexion de nos émissions  de CO2, le réchauffement modifiera le climat et importera des maladies dans des endroits où elles n'ont jamais été recensé. Je m'en souviens d'autant plus facilement que l'exemple portait sur 2050, à Nice. On y trouverait des cas de malaria. Quand le sage montre la migration des moustiques, l'imbécile montre des enfants mangeant des glaces les pieds dans l'eau. 

Commentaires

-'Je me baignais chaque année au même endroit, à Nice"
-Quel courage ! ou quelle inconscience ! la mer la plus polluée au monde , bien connue , hélas, de moi

Écrit par : Ado-Nice | 30/11/2022

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