06/11/2010
Au fond, les mecs, a-t-on tellement progressé depuis pithécanthrope ?
Hier soir, réception sommaire dans un bar à couscous gratuit... Du monde, plein, des sourires et embrassades et joies. Des verres aussi, de quoi remplir une honnête brouette et des ti punch à jeun qui firent mal.
Des cadeaux aussi, beaucoup, puisque la raison de cette réunion impromptue était ma montée en âge... Des livres qui montrent que les gens ne sont pas contentés de franchir le pas de la librairie en disant "z'avez le dernier Houellebecq" mais du Woody Allen en BD, du Ziejk, du Bernard, du Chevillard, du Clerc... N'en jetez plus. (et une superbe playlist, mais là ce n'est pas l'objet).
Et un Gary aussi, apporté par un bon ami qui a dû prendre la poudre d'escampette trop tôt, non sans m'avoir dit "tu verras, ça t'aidera à réfléchir sur ce que c'est qu'un homme". Ledit livre est "au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable". Je ne l'ai pas encore lu puisque je suis rentré dans un état où les lignes m'apparaissaient avec une précision suspecte mais dès que le concert de Djembé s'arrête dans ma tête, je m'y mets. Ce qui m'a amusé c'est qu'un copain m'offre ça, alors que cette question je ne cesse de l'entendre dans la bouche de copines qui se demandent ce que c'est qu'un homme ? Mais demandez ça à un Castor je vous jure...
Et bah, au fond, je crois que nous sommes restés des pithécanthropes. Un peu évolués mais quand même. D'ailleurs, j'ai commencé à écrire ce billet avec du Schubert et j'ai trouvé le Connemara d'Ostende au gré de pérégrinations ouebesques et je suis resté dessus, c'est étonnant et c'est là:
http://www.youtube.com/watch?v=fc9lSGqpyfo&feature=pl...
Car au fond, les mecs, on est un peu comme ça, même quand on lit Zijek', on a tous un fond hétérobeauf et des penchants pour la facilité. Même si on est inverti et pas beaufs, ça nous soulage de pouvoir se défouler plus aisément que les femmes. Ensuite, vous mettez tout ce que vous voulez derrière cela, se démonter la tête pour ne pas se laisser démonter par la panique d'affronter son chef, sa solitude ou juste la réalité en face. Etre un mec c'est ainsi pratiquer l'art consommer de l'esquive avec un goût immodéré; trouver que se cogner le réel pour parler comme Lacan, c'est trop pénible. On préfère le foot même si on sait que c'est pour de faux, que c'est l'argent qui gagne, on préfère aussi chanter à tue tête here's to you http://www.youtube.com/watch?v=7oday_Fc-Gc&translated=1 parce qu'on pendant qu'on fait ça, on a pas à réfléchir...
Ca déteint sur la politique, Chirac avouait qu'il s'était lancé en politique parce qu'il avait une phobie des dimanches seuls avec sa femme et ses gosses, Sarko doit surmonter sa petite taille et Villepin oublier la médiocrité de ses poèmes...
Bon, voilà, cela dit même si on a peu évolué, je rassure tout le monde, ça me va à merveille, j'aurais trop peur d'être une femme pour les mêmes raisons: la réalité, quelle barbe...
Demain, donc, ce fameux dimanche et je n'ai même pas de gosses... Merci encore les amis pour tout ces livres, demain, je saurais quoi faire !
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