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28/11/2020

Pluralisme essentiel

L'État a le monopole du violence par la norme. Le Covid l'a rappelé très cruellement : durée de sortie, distance autorisée de sortie, horaires de couvre feu et évidemment, autorisations d'ouvertures ou non des commerces, des écoles, des universités, des lieux de culture, des restaurants... Ce matin, tous les journaux s'ouvrent sur la réouverture des commerces "non essentiels", une expression qui ne fait sens que dans la tête que du détenteur du tampon bi-face "essentiel" "non-essentiel". Cet après-midi aura lieu la marche des libertés, contre la loi de sécurité globale, contre les violences policières, contre les entraves à la presse. Elle aura finalement lieu, nos amis de la norme Préfectorale ayant fini par céder devant l'opiniâtreté de défenseurs des libertés publiques qui n'ont pas accepté la censure imposée dans un premier temps par les troupes de Lallement.

Je trouve assez fou qu'on n'interpelle pas davantage l'exécutif sur cette injonction contradictoire chez eux : on ne peut pas exhorter à tout prix la liberté d'expression après l'atroce assassinat de Samuel Paty, après l'infâme attentat de Nice, et la restreindre avec autant de pusillanimité, par la loi de sécurité globale. Car c'est de ça qu'il s'agit, on restreint la liberté d'expression, de filmer, de dénoncer et au fond, d'avoir une opinion contraire.

Parfois des opposés politiques usent des mêmes ressorts rhétoriques. Macron exècre Orban et vice-versa. Idéologiquement, ils divergent en tout, sur l'ouverture des frontières, le rôle de l'Europe, et la souveraineté économique. Mais politiquement, ils se ressemblent beaucoup. Orban vantait la démocratie empêchée par l'URSS, mais, quand on lui a laissé les manettes, il a trouvé que le pluralisme n'était plus nécessaire, que ses opposants étaient fâcheux, les contre pouvoirs pénibles et la presse nuisible. Macron fait pareil. Il est arrivé au pouvoir en promettant de renouveler et sauver la démocratie des griffes du RN. Mais une fois au pouvoir, il musèle les oppositions démocratiques, passe en force avec des ordonnances, "by pass" (sic) sa propre majorité quand elle n'est pas aux ordres, restreint les libertés de la presse fortement ; lire les éditos ulcérés à répétition de Jérôme Fenoglio, du Monde ou les sorties de Reporters sans Frontières, deux organes on ne peut plus pondérer, doit nous alerter. Le rôle des contre-pouvoirs, idem. Eric Dupond Moretti et Yael Braun Pivet travaillent en ce moment à un texte visant à amenuiser considérablement le rôle du Conseil Constitutionnel... Et demain quoi ? On démantèle le Défenseur des Droits, on censure le Conseil d'État ? On ne sait pas de quoi demain sera au fait, mais ce qui est sûr et certain c'est qu'actuellement, à l'oeuvre, il y a une politique de réduction du pluralisme démocratique. C'est pour cela qu'il n'y a rien de plus essentiel que la manif d'aujourd'hui, 14h à Paris et partout en France. Espérons que nous soyons très très nombreux.ses à aimer le pluralisme. 

Commentaires

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"deux organes on ne peut plus pondérer" ;" és" conviendrait mieux .

On ne sait pas de quoi demain sera au fait ; " au " est de trop !

Deux fautes seulement ; bravo Castor ! encore un petit effort !

Écrit par : Pépé Castor | 28/11/2020

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C'est beaucoup trop long et touffu pour un tract appelant à manifester !

Écrit par : Dédé Mago | 28/11/2020

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Écrit par : Paris -Sorbonne- XXVII | 29/11/2020

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